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Puissantes, impénétrables, construites avec les technologies les plus modernes de leur époque, les fortifications nous évoquent le Moyen Age. Dans les années 1930 pourtant, toute l’Europe décide de se barricader derrière des forts et des lignes de défense. Tchécoslovaquie, Pologne, Belgique, Suisse, en tout plus de 10000 km de lignes fortifiées sont construites à travers le Vieux Continent. La référence de toutes les fortifications de cette époque est française : c’est la ligne Maginot. Ouvrage modèle et précurseur pour bon nombre de pays, c’est une superstructure de son temps. La puissance et la technologie de la ligne Maginot impressionne même son pire ennemi : l’Allemagne nazie. C’est pour lui tenir tête qu’en 1938, le Führer lance la construction de sa propre muraille, le mur de l’Ouest, surnommé par les Alliés la ligne Siegfried. Plus de 700 km de l’Atlantique aux Alpes pour la ligne Maginot contre 630 km des Pays Bas à la frontière suisse pour la ligne Siegfried … A partir de 1940, le monde entier retiendra son souffle pour assister à la mise à l’épreuve de ces deux forteresses. Comment l’idée des fortifications s’impose-t-elle en France et dans l’Allemagne nazie à l’époque des avions de combat et des chars d’assaut ? Ligne Maginot et ligne Siegfried, en quoi se distinguent-elles ? Et finalement, comment ces lignes ont-elles résisté à l’épreuve des combats ? Voici une histoire oubliée de la Deuxième Guerre Mondiale, la dernière guerre des fortifications.
D’ordinaire en France, lorsqu’un médecin légiste est appelé pour analyser des ossements humains, il flotte comme un parfum d’affaire criminelle. Pas à Verdun. Ici, c’est juste la routine. Une extraordinaire routine... Le docteur Bruno Frémont, qui officie depuis trente ans à l’hôpital de la ville, sait ce qui l’attend : les restes d’un soldat de la Grande Guerre, tombé au champ d’honneur sous un déluge de feu et d’acier.